BIOGRAPHIE

Imaginez la section rythmique de Led Zeppelin accompagnant Django Reinhardt sous amphétamines et Georges Brassens sortant d’un atelier blues à Memphis, vous aurez un aperçu de la musique de Birdfood.

Chants possédés, trois guitares incontrôlables, une basse qui ne l’est pas moins et une batterie qui frappe sa caisse claire comme si cette dernière lui avait volé son Iphone, Birdfood fait du jazz comme Chuck Norris négocie son prêt bancaire, avec les poings. Depuis plus de sept ans, le quintet Nantais écume les scènes et les festivals (Pay ta Tong, Muses en Troc, Terre de Zik) et convainc autant les amateurs de jazz manouche, de chanson française ou de compositions alambiquées. Après un premier 6 titres prometteur en 2009, le groupe voit les choses en grand et sort son premier album en 2011.

Et si ce premier essai s’appelle Acte 1 : la chute, ce n’est pas pour autant que Birdfood fait les choses dans le désordre. Oui, c’est grâce à l’expérience musicale et scénique acquise après une centaine de concert et de premières parties qui ont de la gueule (ex : Mango Gadzi, Ma Valise) que le groupe peut sortir un disque de cette trempe.

Onze nouveaux titres : autant de chansons racées, complexes, à l’énergie contagieuse. Bien malin celui qui, dans les premières secondes de chaque pistes, sera capable de savoir où Birdfood va l’emmener.

En 2013, nos oiseaux de malheur enfoncent le clou et sortent un nouvel EP dans la lignée de leur enregistrement précédent. En quatre morceaux le groupe montre tout l’étendu de son savoir-faire mêlant jazz, swing et rock avec le mordant qui le caractérise.

Ce groupe est imprévisible, c’est pour ça qu’il passionne, fait chanter et toujours taper du pied.

Birdfood, de la graine de champion !
Pierre-François CAILLAUD (Pulsomatic)